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Une matinée inconfortable dans la palette d’un jour qui annonçait de nombreuses couleurs : blanc, crème, gris et gris. C’étaient les couleurs du premier nuage apparu à la sortie principale du ciel. Ce nuage qui portait quatre belles couleurs sur la peau, dont un gris très clair et un autre gris plutôt foncé, caricaturait un petit mouton oublié sous le soleil brûlant. Tout en grandissant, il changea de forme, à l’approche de la mort et à mesure qu’il se transformait. Mais il tonnait encore. Non, il s’était fondu dans un gros nuage de blanc pur, avant même d’atteindre l’horizon.
Entre-temps, un autre nuage est réapparu. C’est vrai qu’il avait la même couleur que le premier, mais il était plus grand, et sa forme caricaturale était différente. Car, il ressemblait lui-même à un gros chameau assoiffé. Si, aujourd’hui, c’est le jour du voyage de la vie, c’est forcément le jour de la pénitence. Ce nuage se divisait en deux parties.
La première partie se transforma en un grand dragon colérique qui crachait du feu. Mais en crachant, il se brûla jusqu’à se fondre dans le grand nuage de blanc pur qui s’installait là en permanence.
L’autre partie, quant à elle, se transforma en un petit oiseau qui ressemblait à un petit aigle abandonné au nid par sa mère, sans même lui apprendre à voler. Sa survie et celle de toute la race dépendait uniquement de ses efforts. Il suivit le dragon brûlant et les souffles de ce dernier le consumèrent aussi.
Ainsi, je levai donc les yeux vers la limite du ciel où il n’y a pas de sol, et je vis le premier nuage reprendre sa forme tout en traversant l’horizon jusqu’à ce que je ne puisse plus le voir.